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HLE PME FICS
À l’occasion de l’événement de haut niveau « Afrique : vers une relance durable pour le secteur privé », organisé par EDFI dans le cadre du premier sommet international des banques publiques de développement, les institutions financières ont annoncé mobiliser au moins 4 milliards de dollars pour les petites et moyennes entreprises africaines d’ici fin 2021

Le constat est sans appel. La crise du Covid-19, qui frappe durement la plupart des pays du monde, met en péril des décennies de croissance du secteur privé et de création d'emplois en Afrique. Et engendre déjà d’importants reculs, notamment en termes de chômage, d’inégalités et de pauvreté sur tout le continent. Les perspectives des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) en particulier sont inquiétantes.

Ces MPME sont pourtant indispensables à l’économie du continent africain et fournissent des emplois essentiels aux populations vulnérables, comme le rappelle l’ensemble des participants de l’évènement à haut niveau du sommet Finance en commun, dédié à la relance durable pour le secteur privé en Afrique.

Lire l'article complet sur l’événement de haut niveau « Afrique : vers une relance durable pour le secteur privé », 

La crise actuelle renforce les obstacles auxquels ces MPME font face sur le terrain, et qui souvent les empêchent d’accéder aux financements et ainsi de déployer pleinement leur potentiel de développement. Avec la pandémie de Covid-19, les MPME ont plus que jamais besoin du soutien des banques publiques de développement. 

Soutenir les solutions financières inclusives pour les MPME africaines

C’est dans ce contexte que Bruno Wenn, président de l’association des Institutions financières de développement européennes (EDFI) a annoncé le lancement d’un plan de soutien aux MPME africaines d’au moins 4 milliards de dollars mobilisés d’ici fin 2021 (le communiqué de presse d'EDFI) . « Les PME génèrent de loin la majorité des emplois en Afrique, a-t-il rappelé. C'est pourquoi la création, la promotion et le financement de ces entreprises sont essentiels pour le développement

Outre les 15 institutions financières de développement (IFD) européennes de l’association EDFI, les premiers participants à cette coalition incluent la Banque africaine de développement (BAD), la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), la Société islamique pour le développement du secteur privé (ICD), FinDev Canada et l’US International Development Finance Corporation. D’autres institutions devraient par ailleurs se joindre à la coalition initiale. 

1,5 milliard d’euros du Fonds européen pour le développement durable (FEDD) redirigés vers une réponse à l’urgence Covid-19 pour le secteur privé 

La mobilisation en faveur du secteur privé africain est un objectif prioritaire de relance des économies africaines, comme l’a exprimé Marjeta Jager, directrice générale adjointe de la coopération internationale et du développement à la Commission européenne en annonçant l’engagement total des 1,5 milliard d’euros du Fonds européen pour le développement durable (FEDD), qui ont été redirigés massivement vers une réponse à l’urgence Covid-19 pour le secteur privé et non souverain, pour mobiliser au total plus de 40 milliards d’euros d’investissements. Prendre des risques, garantir les intermédiaires financiers pour leur permettre de dépasser la réticence à prêter aux entrepreneurs est un enjeu essentiel pour la Commission européenne, les États membres et les banques de développement. L’Union européenne envisage d’étendre son action dans ce domaine dès 2021.