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Azito Proparco
Proparco a signé aujourd’hui un prêt de 30 millions d’euros en faveur d’Azito Energie S.A. Ce financement permettra de répondre de façon efficace aux besoins croissants d’électricité de la Côte d’Ivoire via l’extension de la centrale d’Azito. Le projet confirme le soutien continu du Groupe AFD au secteur électrique ivoirien et s’inscrit dans une démarche plus large d’accompagnement de la transition énergétique du pays.

Un meilleur accès à l’électricité pour 6 millions d’Ivoiriens

Actuellement, à peine 65% de la population ivoirienne a accès à l’électricité et le taux d'électrification n’atteint pas 40% dans les zones rurales. Tirée par les ambitieux programmes lancés par les autorités pour accroitre l’accès à l’électricité et par la croissance économique que connaît le pays, la demande nationale en électricité devrait croitre d’environ 5% voire plus par an d’ici 2025, créant un déficit de production.

L’extension de la capacité de la centrale à gaz à cycle combiné d’Azito, raccordée au réseau national, permettra d’accroître les capacités de production d’électricité et contribuera ainsi à répondre de façon efficace aux besoins de la première économie d’Afrique de l’Ouest. Elle constitue à l’heure actuelle la meilleure alternative à laquelle le pays peut avoir recours pour répondre à la hausse de sa demande électrique.

Les 253 MW additionnels porteront la capacité totale de la centrale à 710 MW. Azito devrait ainsi fournir environ 30% de la puissance électrique domestique à partir de 2021, date de mise en service prévue de l’extension Azito 4.

En fournissant près de 2 000 GWh d'électricité supplémentaire chaque année, ce projet devrait permettre à plus de 6 millions de personnes d’avoir un meilleur accès à l'électricité. L'énergie supplémentaire permettra de répondre à la demande croissante, notamment issue des zones rurales grâce à des projets d'extension du réseau en cours de développement.

Il permettra également de réduire les problèmes de qualité et de fiabilité de l'approvisionnement que connaît le pays (près de 16 heures de délestage en moyenne par an). Enfin, l'extension bénéficiera d'une technologie moins consommatrice d'énergie, environ 50% plus efficace par rapport à une centrale à cycle ouvert de même capacité, ce qui en fera la plus efficace du pays et permettra de limiter le recours à des centrales peu performantes.

Enfin, au-delà de l’amélioration de l’accès à l’électricité, ce projet permettra de créer ou de maintenir plus de 125 000 emplois (directs et indirects) et d’assurer à la Côte d’Ivoire 11 M€ de recettes fiscales annuelles.

Un projet soutenu par un consortium de partenaires

Le projet sera financé via des fonds propres des actionnaires et de la dette apportée par des institutions de financement du développement, telles que la Banque africaine de développement (BAfD), la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), le Fonds OPEP pour le développement international (OFID), la Société Financière Internationale (IFC), Proparco et ses homologues hollandais (FMO), belge (BIO), allemand (DEG) et le fonds Emerging Africa Infrastructure Fund (EAIF) du groupe PIDG.

Le projet sera développé par deux acteurs majeurs du secteur de l’énergie en Afrique, partenaires privilégiés du Groupe AFD : Globeleq, l’un des producteurs d’électricité indépendants leaders en Afrique et IPS West Africa, l’un des véhicules d’investissements en Afrique de l’Aga Khan.

Au-delà, accompagner la transition bas-carbone du pays

Au-delà de ce projet, le Groupe AFD, IFC, BIO, FMO, DEG et EAIF soutiennent résolument la Côte d'Ivoire dans sa transition énergétique et bas-carbone. Le soutien des institutions financières de développement s’illustre par un dialogue politique fort visant à poursuivre le développement de solutions et d'investissements dans le domaine des énergies renouvelables, qui bénéficieront de leur soutien financier.

Le Groupe AFD est engagé en faveur du développement du secteur électrique en Côte d’Ivoire, en soutenant des programmes d’accès à l’électricité, notamment en milieu rural, et en accompagnant la Côte d’Ivoire dans sa transition énergétique.

En novembre 2018, le Ministère ivoirien du Pétrole, de l’Energie et des Energies Renouvelables et l’AFD se sont ainsi engagés à renforcer leur coopération pour développer le secteur de l’énergie en Côte d’Ivoire. Les engagements pris ont été rappelés lors de la concrétisation du financement à la centrale Azito, notamment l’ambition énergétique de la Côte d’Ivoire inscrite dans sa Contribution Déterminée Nationale, qui vise un mix électrique avec 42% d’énergie renouvelable, et l’accélération de la mise en œuvre des premiers projets solaires et biomasse d’ici 2020. La déclaration conjointe de novembre 2018 prévoit également d’intégrer dans son programme un plan d’action permettant de pallier l’intermittence de l’énergie solaire et une approche climat permettant de faire le lien entre les scénarios d’évolution du mix électrique et les émissions de gaz à effet de serre associées. Enfin les engagements pris incluent une préparation, avec les bailleurs de fonds, d’un programme ambitieux de développement de la part des ENR dans le bouquet électrique ivoirien.

Le groupe AFD mobilise actuellement l’ensemble de ses instruments financiers et d’études pour appuyer un déploiement plus rapide de solutions d’énergies renouvelables d’avenir. L’AFD contribue à accélérer l’atteinte de l’objectif d’une capacité de 150 MW solaires programmés d’ici fin 2020, en améliorant la capacité du réseau électrique à intégrer les énergies renouvelables et en envisageant de financer la première centrale solaire flottante du continent africain.

L’AFD finance également une étude de vulnérabilité aux effets du changement climatique et d’optimisation du potentiel hydroélectrique sur les fleuves Bandama et Sassandra.

Le Groupe AFD soutient par ailleurs activement l’émergence d’une filière de bioélectricité avec le premier projet pilote Biovéa qui devrait être la première centrale biomasse du continent connectée au réseau. Ce projet- en cours d’étude-, devrait apporter des bénéfices socio-économiques et offre un potentiel avéré de réplication.

Enfin, l’AFD va appuyer la Côte d’Ivoire dans la définition de sa stratégie bas-carbone à travers le développement d’un outil de modélisation du secteur de l’énergie et des émissions de gaz à effet de serre associées ainsi que sur le volet adaptation de sa feuille de route climat (mise à jour de sa Contribution Déterminée Nationale).

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