17,6%
des adultes cambodgiens ont contracté un prêt en 2016
2,4 millions
d'emprunteurs sur le marché de la microfinance au Cambodge
En proposant des services financiers aux plus démunis, les institutions de microfinance œuvrent à soutenir les micro-entreprises et à améliorer les conditions de vie de leurs clients. Coups de pouce pour créer une petite entreprise, pour accéder à l’épargne ou à une assurance ou pour faire face aux aléas de la vie… le potentiel de croissance de la microfinance est à la mesure de l’exclusion financière qui persiste dans de nombreux pays en développement. À première vue, une porte de sortie idéale de la pauvreté.

Depuis les années 1990, le nombre d’institutions de microfinance a cru de manière exponentielle dans le monde sans que cela ne se traduise forcément par un renforcement des régulations en termes de responsabilité, de solidité ou de transparence de leurs activités. Face aux risques de surchauffe déjà observés dans certains pays, comme en 2008 au Maroc, en Bosnie et au Nicaragua ou en 2010 en Inde, des experts se mobilisent pour alerter les acteurs du secteur. MIMOSA (Microfinance Index of Market Outreach and Saturation) propose des études pays basées sur des indicateurs de mesure portant sur le niveau de saturation, de régulation, de concurrence, mais aussi de maturité des IMF, de transparence et de risque. Des études ont déjà été menées au Cambodge, Kirghizistan, Bolivie, Maroc, Pérou, Azerbaïdjan et Sénégal.

Femme cambodgienne dans son épicerie
Femme cambodgienne dans son épicerie