Face à la crise, PROPARCO, en croissance forte, a joué pleinement son rôle contracyclique et participé à la relance globale.
Dans le contexte de la crise financière et économique, les sources de financements du secteur privé des économies en développement se sont partiellement taries. Le rôle des agences de développement dans ce contexte était de redoubler d’efforts pour combler ce déficit de financement. Avec un volume d’engagements exceptionnels de 1,1 Md €, et l’extension de son champ géographique à l’ensemble des pays en développement, Proparco a pleinement joué ce rôle en 2009.
2009 : une activité en forte croissance pour la 4e année consécutive
Les engagements, les signatures et les décaissements de PROPARCO ont connu en 2009 une croissance exceptionnellement forte, qui a contribué à les hisser à de nouveaux niveaux historiques.
Malgré le contexte de crise, PROPARCO a choisi d’augmenter le niveau de ses engagements en 2009 pour pallier le repli des banques commerciales. Cet effort s’est traduit par une croissance de 42% de son activité entre 2008 et 2009. Les engagements de PROPARCO sont ainsi passés de 789 M€ en 2008 à 1.1 Md€ en 2009.
Les signatures de projets ont doublé pour atteindre 890 M€ (80% de croissance et près de soixante-dix projets signés en 2009).
« La crise financière et économique s’est traduite par une croissance exceptionnelle pour PROPARCO, car nous avons été fortement sollicités pour pallier la contraction des ressources disponibles dans les pays du Sud. En soutenant des opérations trouvant moins facilement de financements dans le système bancaire, PROPARCO a pleinement joué son rôle contra-cyclique », explique Luc Rigouzzo, Directeur général de PROPARCO.
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« La croissance a été tirée par trois moteurs principaux : l’Afrique, où les volumes d’engagements ont atteint un niveau record (447 M€) ; les projets d’infrastructures, très dépendant de financements à long terme qui s’étaient raréfiés ; et l’extension de notre mandat géographique à tous les pays en développement, ouvrant de nouvelles perspectives en Amérique latine et en Asie », poursuit Luc Rigouzzo.
Le bilan de PROPARCO s’élève à 2 Md€, contre 1.6 Md€ en 2008. Les résultats financiers de PROPARCO ont atteint 24 M€ en 2009 (contre 21 M€ en 2008).
« La croissance des résultats financiers de PROPARCO et des impacts mesurés des projets financés font en 2009 une nouvelle fois la démonstration de la justesse d’un modèle économique qui consiste à financer, sur le long terme, le secteur privé des économies en développement. », commente Luc Rigouzzo
Concrètement, PROPARCO a notamment financé la création d’une banque en RDC et le développement d’un réseau bancaire est-africain, l’entrée en bourse d’une société agro-industrielle au Cameroun, la construction d’une usine de dessalement en Namibie, le développement d’un réseau de télécommunication au Nigéria, un nouvel aéroport international en Tunisie, la flotte d’une compagnie aérienne en Afrique de l’Ouest, le port de Djibouti, l’alimentation en l’eau de la ville d’Amman en Jordanie ou l’accès à l’énergie hydroélectrique au Pakistan.
A noter également que 30% des projets financés ont contribué à la lutte contre le changement climatique. C’est le cas des lignes de crédit proposées aux banques brésilienne, turque et indienne pour le financement de projets environnementaux ou encore des projets de biomasse en Chine, de bioéthanol et cogénération au Guatemala.
Pour s’assurer de l’efficacité de son action, PROPARCO mesure systématiquement l’impact de ses financements. Les financements et cofinancements de PROPARCO en 2009 contribueront ainsi à :
- Raccorder 55 000 personnes à un réseau de distribution d’électricité
- Connecter 6 millions de personnes à un réseau de télécommunications
- Accompagner le développement de 110 000 entreprises
- Sécuriser ou créer 815 000 emplois
- Réduire les émissions de gaz à effet de serre de 2,2 millions de Teq Co2 par an
- Soutenir 4 000 entreprises dans une démarche RSE
- Contribuer aux revenus des Etats à hauteur de 1,380 Md€ par an
Ouverture de son champ géographique d’intervention : PROPARCO désormais présente sur quatre continents
2009 a été marquée par l’extension de la zone d’intervention de PROPARCO. A la suite du G8 d’octobre 2008, où il a été demandé de recourir au maximum aux agences bilatérales pour contribuer à la relance globale, le Conseil d’Administration de PROPARCO a levé la restriction du mandat de PROPARCO dans les pays émergents (Brésil, Chine, Inde, Indonésie, Thaïlande, Pakistan) et a ouvert le champ géographique de son activité à l’ensemble des pays en développement (en Amérique Latine, en Europe Orientale, Balkans…).
PROPARCO a ainsi fait évoluer sa stratégie. Elle est multisectorielle et dédiée à soutenir la croissance dans ses zones historiques, Afrique, Méditerranée et Asie du Sud-Est. Elle s’articule autour de quelques secteurs prioritaires dans le reste du monde : le changement climatique, l’agro-industrie, la santé, l’éducation et la microfinance
« A la suite de l’élargissement de notre champ d’activité, il est fondamental que nous restions sélectifs et concentrés sur nos principaux mandats : priorité au continent africain et à la Méditerranée et forte sélectivité sectorielle dans les autres régions », rappelle Luc Rigouzzo.
Mise en œuvre de l’initiative française pour la croissance en Afrique
Parmi les initiatives phares en 2009 figure le lancement de FISEA, Fonds d’Investissement et de Soutien aux Entreprises en Afrique. La dotation en capital de FISEA a été apportée par l’AFD, et PROPARCO est chargée de l’instruction et de la gestion des projets. En 2009, 13 projets ont été approuvés pour un montant total de 62,3 M€ : fonds d’investissements spécialisés dans les PME en Afrique de l’Est, société horticole au Kenya, microfinance en Côte d’Ivoire....
Rappelons que FISEA est l’un des dispositifs majeurs de l’initiative française pour la croissance en Afrique, annoncée par le Président de la République en février 2008. Ce fonds d’investissement prend des participations dans des entreprises, des banques, des institutions de microfinance et dans des fonds d’investissement déployant leur activité en Afrique subsaharienne. FISEA se concentre sur des opérations risquées, dans des régions instables ou en sortie de crise et pour des investissements de petite taille.
Présentation à la presse de Luc Rigouzzo, Directeur général de Proparco