| Septembre 2009 |

Les institutions de microfinance (IMF) peuvent développer – en complément de leurs produits classiques – des services non financiers : formation professionnelle, assistance technique, éducation agricole ou sanitaire. L’évaluation comparative de cinq IMF latino-américaines (dont FINCA Pérou) montre que la performance varie en fonction de l’intégration des services non financiers aux activités habituelles, mais que cette diversification est possible et semble même améliorer sensiblement la qualité du portefeuille. Toutefois, le choix du modèle d’intégration (“joint”, “parallèle” ou “unifié”) et sa mise en oeuvre doivent être soigneusement adaptés au contexte >> Télécharger l'article d'Iris Lanao Flores et de Philippe Serres
En pleine croissance, la microfinance a un besoin considérable de fonds additionnels. Les fonds propres des institutions de microfinance (IMF) doivent être renforcés ; les investisseurs privés – qui s’engagent quand certaines conditions sont réunies – peuvent jouer un rôle essentiel dans ce développement. En ce qui concerne les fonds empruntés, si le recours aux marchés mondiaux ne semble pas être une solution, la mobilisation des dépôts du public et l’endettement bancaire sont en revanche indispensables pour répondre aux besoins actuels. Dans une moindre mesure, les bailleurs de fonds sont aussi appelés à appuyer la croissance du secteur. Pour parvenir à mobiliser toutes ces sources de financement, les IMF doivent s’hybrider, alliant au mieux mission sociale et recherche de profit >> Télécharger l'article de Fouad Abdelmoumni
La microfinance a suscité un engouement important au cours des 20 dernières années. La spécificité de la méthodologie de crédit (groupe solidaire, crédits de faible montant, etc…) permettrait de résoudre de nombreux problèmes informationnels sur le marché du crédit, de favoriser l’accès au crédit et de ce fait contribuer à l’allègement de la pauvreté. Des travaux empiriques récents permettent de mieux comprendre les mécanismes de la microfinance et son impact réel sur la pauvreté >> Télécharger l'article d'Esther Duflo et de William Parienté
La constitution des taux d’intérêt pratiqués par les institutions de microfinance (IMF) repose sur leurs situations financières et sur leurs objectifs de rentabilité. Pour rendre ces taux plus abordables pour leur clientèle démunie, les IMF peuvent mener une analyse de leur situation financière en se basant sur quatre critères clés – qu’il s’agira au final d’optimiser. Les objectifs de rentabilité des IMF, décidés par leurs actionnaires, peuvent par ailleurs être mieux définis, gagner en transparence – ce qui peut permettre in fine un rééquilibrage en faveur d’une baisse des taux tout en conservant une rentabilité “mesurée” >> Télécharger l'article d'Elodie Parent
La microfinance est en plein développement. À côté des performances financières, il est essentiel qu’elle ne perdre pas de vue son objectif social. Face aux premières dérives, les institutions de microfinance (IMF) les plus innovantes réagissent ; des outils se mettent en place, permettant de gérer et d’accroître la nécessaire performance sociale du secteur. Ces efforts doivent être accompagnés par les régulateurs, qui ont un rôle essentiel à jouer – en particulier pour rendre plus transparentes les conditions de prêt >> Télécharger l'article de Jacques Attali
Les institutions financières de développement, par leur implication dans le secteur, permettent à la microfinance d’accroître son accès aux financements privés. Elles jouent aussi un rôle déterminant dans la gouvernance des institutions de microfinance (IMF) en aidant la constitution d’un actionnariat cohérent, en s’impliquant dans les conseils de surveillance et en outillant les processus internes de gouvernance. Elles concourent ainsi au bon équilibre entre mission sociale et niveau de rentabilité. Par ailleurs, elles doivent pouvoir se retirer de l’actionnariat des IMF au bon moment >> Télécharger l'article d'André Laude
Autrefois considérée comme un simple outil de développement, la microfinance constitue à présent une nouvelle opportunité de placement attractive pour les investisseurs privés. Elle génère une plus-value sociale en contribuant à la démocratisation de l’accès aux services financiers dans les pays en développement et offre un rendement stable, faiblement corrélé aux marchés financiers. En rendant le secteur accessible aux investisseurs privés, les véhicules d’investissement en microfinance (VIM) ont permis d’augmenter substantiellement son financement. Néanmoins, l’exclusion bancaire reste élevée et seule une implication plus large et responsable du secteur privé permettra d’y remédier >> Télécharger l'article de Jérôme Audran et de Yannis Berthouzoz
L’attribution de prêts à des personnes “vulnérables” conduit trop souvent au surendettement – et pourrait entraîner une crise de crédit à haut risque. Si les institutions de microfinance doivent évoluer vers un statut de banque – en particulier pour mobiliser les dépôts du public – elles doivent aussi et surtout contribuer à responsabiliser le secteur. Un renforcement et une clarification de leur organisation, une véritable discipline collective, sans oublier une culture d’entreprise basée sur des valeurs éthiques, leur permettront à la fois de motiver leurs employés, de satisfaire leur clientèle et d’obtenir des résultats commerciaux >> Télécharger l'article du Dr. Claus-Peter Zeitinger
Si les dérives graves sont minoritaires, le secteur de la microfinance n’est pas exempt de défauts – et de tentations. Certains marchés très concurrentiels exercent une pression importante sur les coûts au détriment de la qualité du service, alors que d’autres, trop peu concurrentiels, favorisent la surfacturation des clients. Il est indispensable que le secteur revienne aux fondamentaux du métier, en misant sur une bonne connaissance des contreparties et la mise en place de relations “à long terme” avec les clients. En outre, la protection de ces derniers doit constituer une priorité. Comme le montre l’action du CGAP et de Proparco, les bailleurs de fonds peuvent appuyer les initiatives existantes dans ce domaine et favoriser leur diffusion – permettant ainsi la mise en place des conditions nécessaires pour le développement d’une finance responsable >> Télécharger l'article d'Elizabeth Littlefield et de Luc Rigouzzo