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Novembre 2009


N° 4 : La téléphonie mobile dans les pays en développement : quels impacts économiques et sociaux ?


Promesses et incertitudes du marché africain de la téléphonie mobile

Le succès considérable du marché africain de la téléphonie mobile s’explique autant par l’émergence d’une concurrence réelle, que par l’implantation de nouvelles technologies et l’effort marketing spécifique mené par les opérateurs du secteur. Les marchés africains sont marqués par quelques spécificités qu’il s’agit de ne pas oublier. Aujourd’hui, la téléphonie mobile sur le continent doit relever quelques défis de taille pour continuer à progresser. Confrontée à un environnement réglementaire changeant et à la nécessité d’innover technologiquement, son potentiel de développement reste important mais ne pourra être exploité que si les opérateurs parviennent à s’adapter >> Télécharger l'article de Guy Zibi


La téléphonie mobile : un outil pour la croissance et le développement

Grâce à la diffusion des technologies sans fil, l’accès aux services de téléphonie s’est considérablement renforcé dans les pays en développement. Cette technologie a probablement eu un impact plus fort et plus rapide sur la vie de ses utilisateurs que toutes celles qui l’ont précédée. En matière de développement, la téléphonie mobile est devenue « l’outil transformationnel » par excellence. Une étude récente de la Banque mondiale portant sur 120 pays montre que chaque hausse de 10 points de pourcentage de la pénétration de la téléphonie mobile s’accompagne d’une croissance économique de 0,8 points de pourcentage dans les pays en développement – un taux significativement plus important que celui des pays développés >> Télécharger l'article de Christine Zhen-Wei Qiang


Les impacts de la téléphonie mobile sur le fonctionnement des marchés en Afrique subsaharienne

En Afrique subsaharienne, l’utilisation de la téléphonie mobile a des impacts positifs sur le fonctionnement des marchés locaux de biens de consommation. Une étude menée au Niger montre en effet que la téléphonie mobile permet une diminution des coûts ainsi qu’un accès à un plus grand nombre de marchés pour les négociants, ce qui entraîne une harmonisation et une réduction des prix souvent favorables au consommateur. Ces résultats semblent être cohérents avec ceux obtenus dans d’autres pays en développement. Ils permettent alors de tirer quelques leçons pour améliorer l’impact des technologies de l’information sur le développement économique >> Télécharger l'article de Jenny C. Aker


Les facteurs clés de succès d’un opérateur de téléphonie mobile dans les pays en développement

Certains opérateurs de téléphonie mobile ont su investir très tôt dans les pays en développement, alors que la rentabilité semblait incertaine. Pour que de tels investissements soient rentables, il est nécessaire de respecter quelques critères clés de succès. Le service, tout d’abord se doit d’être financièrement abordable pour les clients. De même, pour minimiser les risques d’impayés, l’opérateur doit privilégier une offre basée sur le prépaiement. Enfin, pour que le consommateur puisse facilement acheter du temps de communication, il est nécessaire de développer un large réseau de points de vente. L’opérateur doit se penser, dans ce contexte, comme une entreprise vendant des biens de consommation de masse – plutôt qu’une technologie réservée à un marché de niche >> Lire l'article de François-Xavier Roger


Les impacts de la téléphonie mobile sur le développement : un constat à nuancer ?

Les bénéfices du développement de la téléphonie mobile dans les pays en développement semblent évidents. Pourtant, les conditions dans lesquelles il se déroule sont parfois discutables. La dérégulation du secteur des télécommunications n’a pas toujours conduit à un contexte de saine concurrence, les autorités de régulation semblent trop dépendantes du pouvoir politique, le secteur – s’il génère beaucoup d’emplois – n’a fait que renforcer l’économie informelle et la part des revenus consacrée à la téléphonie mobile par les usagers est, bien souvent, trop importante >> Lire l'article d'Annie Chéneau-Loquay


Le rôle de la téléphonie sans fil et de la banque mobile dans la reconstruction de l’Afghanistan

Dans un contexte extrêmement difficile – celui de l’Afghanistan en guerre – la téléphonie mobile apporte aux usagers quelques services de base indispensables à la reconstruction du pays. Le développement fulgurant de la téléphonie mobile a permis un véritable « bond en avant », en particulier en matière de services financiers. La mise en place de M-Paisa – permettant les transferts d’argent par le biais d’une messagerie vocale – a permis d’augmenter l’accès de la population aux services financiers tout en luttant contre la corruption, le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent. En réduisant les coûts de transaction liés aux transferts financiers, le service a aussi favorisé les remboursements des microcrédits et ainsi encouragé le développement de la microfinance >> Lire l'article de Samir Satchu


Les impacts économiques et sociaux de la téléphonie mobile : étude de cas en Haïti

Les données issues du contexte haïtien confirment que le développement de la téléphonie mobile a un effet moteur sur la croissance économique et, par conséquent, des retombées sociales positives importantes. Cependant, une part non négligeable de la population reste exclue des services de téléphonie mobile par manque de ressources. Pour ceux qui peuvent y accéder, les téléphones portables servent essentiellement à les relier à leur famille et à leurs amis – les dépenses affectées à la téléphonie mobile pouvant parfois se faire au détriment de l’alimentation et de l’habillement. Certains témoignages suggèrent toutefois que la téléphonie mobile peut permettre de réduire la vulnérabilité des populations pauvres, en facilitant les transferts financiers et l’accès à l’information en cas d’urgence >> Lire l'article de Guillaume Barberousse, Tanguy Bernard et Véronique Pescatori


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Les auteurs

Guy Zibi, directeur général d’AfricaNext

Christine Zhen-Wei Qiang, économiste à la Banque mondiale

Jenny C. Aker, professeur d’économie à l’Université de Tufts et chercheur associée au Center for Global Development

François-Xavier Roger, directeur financier de Millicom

Annie Chéneau-Loquay, directrice de recherche au CNRS

Samir Satchu, directeur juridique de Roshan et responsable des relations avec le Gouvernement

Guillaume Barberousse, chargé de projets à Proparco, Tanguy Bernard, économiste à l’AFD et Véronique Pescatori, chargée de projets à Proparco


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