Face à la multiplication des situations de fragilité et de crises dans le monde, comment les entreprises peuvent-elles contribuer à en limiter les impacts ? Comment s’assurer qu’elles ne produisent pas l'effet inverse et entretiennent des situations de fragilité ?

Ces questions sont actuellement au cœur des préoccupations des entreprises intervenant dans ces géographies et des acteurs du développement. Il était donc important d'analyser ces contextes, et de partager, en donnant la parole à des acteurs privés et des experts, les bonnes pratiques ainsi que les outils de financement et d’accompagnement qui paraissent les plus adaptés. C’est le défi auquel s’attache le nouveau numéro de la revue Secteur Privé & Développement de Proparco.

Aujourd’hui, plus de 2 milliards de personnes dans le monde vivraient dans des pays dont le développement est entravé par des situations de fragilité, de conflit ou de violences. Dans ce contexte, les entreprises peuvent jouer un rôle, en termes de prévention et de sortie de crise, via la création d’emplois et la production de biens et services essentiels à la population. Mais cette résilience à laquelle peut contribuer le secteur privé repose sur des approches adaptées à une activité à la fois plus risquée et contrainte par le manque d’infrastructures et de main d’œuvre qualifiée, l’insécurité ou la corruption.


La revue donne la parole aux entreprises, sociétés de gestion de fonds, banques de développement et ONG qui, en Afrique centrale, à Madagascar ou en Egypte, ont été confrontées aux contextes spécifiques des pays fragiles. Elles nous dévoilent des stratégies d’adaptation qui permettent d’accentuer le rôle et l’impact du secteur privé comme acteur du développement.

Présentation

Sidy Diabira, chargée d’affaires, et Baptiste Tournemolle, spécialiste environnemental et social à Proparco, présentent les grands enjeux de la revue.