Pakistan, microfinance - Rahim Bibi, femme commerçante
Pakistan
La microfinance
au service des femmes entrepreneures
40%
des pakistanais vivent avec moins de 2,6 € par jour
7%
des Pakistanaises ont un compte bancaire
5 M$
prêtés par Proparco
Permettre aux femmes de devenir actrices du changement social et économique au Pakistan est l’objectif numéro un de la Fondation Kashf, spécialisée dans la microfinance depuis plus de 20 ans.

Il est difficile pour les femmes de s'imposer dans la société patriarcale du Pakistan. Un véritable changement de perception est nécessaire au sein de la société et des familles pour arriver à une meilleure égalité sur le plan social, sur le plan économique et dans la prise de décision au sein des familles.

C'est le sens de l'action de la Fondation Kashf depuis plus de 20 ans.

En finançant leurs activités, l'insitution de microfinance Kashf soutient et reconnaît le succès des femmes entrepreneures. Le regard que leur porte leur communauté change ; elles incarnent un modèle social positif. Et cela encourage d’autres femmes à suivre cette voie.

20 % des micro-entrepreneures financées par Kashf embauchent à terme d’autres femmes de leur communauté. En 2015, 8,5 % d’entre elles ont créé trois emplois en moyenne.

D’ici 2021, le projet global de KashF permettra de créer et de maintenir 104 040 emplois indirects, dont un tiers grâce au financement de Proparco. Une contribution significative au développement du pays.

En 2017, Proparco a prêté 5 M$ à la Fondation Kashf pour poursuivre son action au plan social et réduire les inégalités.
365 000 femmes ont bénéficié des prêts de la fondation Kashf

La première chose qu'une femme fait quand elle gagne de l'argent, c'est investir pour sa famille. Dans un foyer où la femme travaille et rapporte de l'argent, l'apport nutritionnel est plus important et les enfants ont deux à trois fois plus de chance d'aller à l'école.

Roshaneh Zafar, fondatrice de Kashf
Roshaneh Zafar, fondatrice de Kashf
au Pakistan, avec la Fondation KashF - éducation fnancière
Pakistan, microfinance - Irshad Bibi, femme, éleveuse
Soutenir l'entrepreunariat féminin
Réduire les inégalités femmes hommes en matière d'entrepreunariat est un vrai enjeu pour la Fondation Kashf. Celle-ci est la première institution de microfinance à démontrer qu’un modèle centré sur les femmes peut fonctionner avec succès au Pakistan. En prêtant de l’argent aux femmes entrepreneures du pays, elle révèle leur potentiel et améliore leurs capacités de production afin qu’elles en profitent et en fassent bénéficier leur famille.

Dans le secteur laitier qui fait vivre près de 8 millions de ménages pakistanais par exemple, les femmes sont souvent responsables des entreprises familiales d’élevage. Mais malgré leur poids économique, elles n’ont pas accès aux services financiers formels. Comme elles, 13,3 millions de Pakistanaises actives ont donc besoin d’un financement sur mesure : flexible, pratique et qui ne provoque pas de surendettement.

La Fondation Kashf applique par exemple un modèle de prêt progressif. Le système est simple : après avoir remboursé un prêt initial d’environ 45 000 roupies (environ 340 euros), les clientes peuvent en obtenir un deuxième d’un montant supérieur, et ainsi de suite. Leur capacité à investir est donc toujours renouvelée et leur activité s’en trouve pérennisée. 70 % des clientes de la Fondation lui renouvellent leur confiance.
Pakistan KashF - microfinance - femme
Améliorer ses conditions de vie
"Après avoir rencontré des femmes qui avaient bénéficié de prêts de la Fondation Kashf, je me suis dit que je voulais aussi en profiter."

Irshad Bibi a 45 ans et est mère de cinq enfants. Son mari travaille avec elle. Avec un premier emprunt de 50 000 roupies (environ 360 euros) elle a acheté des vaches. Sa vie s'est beaucoup améliorée : ses enfants vont à l'école et elle a construit sa propre maison avec son mari. Aujourd'hui, ils ont sept vaches et espèrent bien avoir un jour un cheptel d'une cinquantaine de bêtes.
Pakistan KashF - microfinance - femme et sa cliente
Faire vivre sa famille
"Mes enfants et mon mari me soutiennent depuis le début. Mais certains membres de ma famille voulaient me décourager sous prétexte que ce n'est pas approprié pour une femme de lancer son affaire. Mais mieux vaut travailler que mendier !"

Quand son mari tombe gravement malade et arrête de travailler, Iram Hafiz, 38 ans, a l'idée d'acheter des vêtements au marché pour les revendre à son domicile ou en faisant du porte-à-porte. Conseillée par une amie, elle contacte la fondation Kashf pour bénéficier d'un crédit.
Un prêt de 50 000 roupies (environ 360 euros) lui permet de démarrer son activité et de développer son affaire. Elle a pu payer les soins médicaux de son mari et inscrire ses enfants dans une bonne école.
Pakistan KashF - microfinance - couturière 2
Devenir financièrement autonome
"On m'a dit que je ne devrais pas travailler comme un homme, que mon mari serait paresseux. Je leur ai dit que les femmes sont aussi capables que les hommes. Les femmes qui sont cantonnées chez elles au ménage et à la cuisine doivent prendre leur vie en main".

Depuis 15 ans, Hina Kausar, 35 ans a bénéficié de trois prêts auprès de la Fondation Kashf pour développer son activité de couturière. Elle espère bientôt avoir son propre atelier et fait tout ce qu'elle peut pour aider ses enfants à réussir leurs études.
Pakistan, microfinance - Rahim Bibi, femme commerçante et sa cliente
Offrir une meilleure éducation à ses enfants
"Mon père a cessé de me parler pendant un mois lors que je lui ai fait part de mon désir de travailler avant d'être mariée. Cela ne m'a pas découragée."

Rahim Bibi a 40 ans. Elle a ouvert son premier salon de beauté il y a 20 ans grâce à un prêt de la Fondation Kashf de 15 000 roupies (environ 110 euros). Aujourd'hui, elle dirige trois salons et a déjà fini de rembourser son troisième prêt. Elle est heureuse de pouvoir offrir à ses enfants une bonne éducation.
Reportage

Rencontre avec des clientes de la Fondation KashF, qui œuvre en faveur de l’autonomisation des femmes au Pakistan.