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Numéro 9 - Quel rôle du secteur privé dans le développement du rail africain ?
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Mars 2011
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L'éditorial
Par Etienne Viard, directeur général de Proparco
« Sans le chemin de fer, le Congo ne vaut pas un penny », déclarait le célèbre explorateur Henry Morton Stanley à la fin du XIXe siècle. Cette citation, plus d’un siècle après, résonne avec l’Afrique d’aujourd’hui. Le continent connaît depuis une décennie une croissance soutenue, dans laquelle le rail a plus que jamais sa place. Moins cher que le transport routier, il présente aussi une plus grande longévité et un meilleur bilan carbone. Il est surtout indispensable à l’acheminement des richesses du sous-sol africain et des produits agricoles. Indispensable aussi au désenclavement des pays non côtiers.
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Un partage équilibré des rôles entre public et privé, secret d’une concession réussie
En matière de capacité de transport, de coût par kilomètre, de longévité et de sûreté, le rail est préférable à la route. Mais les concessions n’ont pas favorisé autant que prévu l’investissement privé et n’ont pas amélioré assez le service aux voyageurs. Grâce à l’expérience de la Banque mondiale, un nouveau modèle de concession a été établi, répartissant les responsabilités des investissements de façon plus équilibrée. Le soutien des projets sur une longue durée semble, de plus, essentiel. ► Télécharger l'article de Pierre Pozzo di Borgo
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Concessions ferroviaires en Afrique : difficultés rencontrées et solutions envisagées
Si, pour certains États africains, l’intérêt économique des lignes ferroviaires est important, les acteurs privés, comme le groupe Bolloré, qui gère en concession Sitarail et Camrail, rencontrent de vraies difficultés. Le poids des investissements, les difficultés techniques et les versements dus au concédant alourdissent l’endettement des compagnies. Un meilleur équilibre du partenariat, ainsi qu’un rythme soutenu d’investissement, permettront d’exploiter le réel potentiel de développement du rail en Afrique. ► Télécharger l'article d'Edouard de Vergeron
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Développer les infrastructures ferroviaires africaines en partant de l'existant
S’il est difficile de dresser un bilan définitif des concessions ferroviaires en Afrique, il est possible de pointer les conditions favorables à l’implication du secteur privé. Pour améliorer les infrastructures, il est indispensable de partir de l’existant. Les investissements des États et l’amélioration de la productivité restent indispensables. La diversité des acteurs impliqués est un atout ; à ce titre, la présence des investisseurs, peu importante, doit impérativement être favorisée. ► Télécharger l'article d'Eric Peiffer
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Comment améliorer les contrats de concession en Afrique subsaharienne
Par son expérience dans le secteur ferroviaire en Afrique, la Banque européenne d’investissement peut formuler les conditions optimales de la mise en place d’une concession. L’autorité concédante doit, tout d’abord, être forte et très présente. Les actifs doivent être précisément évalués et les conditions de régulation, stables. Si la préparation du projet est une phase cruciale, la présence sur le long terme des institutions internationales peut favoriser la réussite d’un partenariat public-privé. ► Télécharger l'article de Matthew Arndt
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L’échec paradoxal de la mise en concession du chemin de fer djibouto-éthiopien
La mise en concession de la ligne ferroviaire reliant Djibouti à l’Éthiopie est un échec. Tout semblait indiquer pourtant que cette réhabilitation était possible, mais aussi politiquement et économiquement cohérente. Si les gouvernements n’ont pas su réaliser les investissements préalables, les candidats n’ont pas fait preuve de réalisme dans leurs offres. Enfin, les bailleurs de fonds se sont trouvés soit trop contraints dans leur soutien, soit trop peu attentifs aux conditions de leur apport. ► Télécharger l'article d'Arthur Foch
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La concession, une option réaliste pour le rail africain
Si les difficultés liées aux concessions ferroviaires en Afrique ne sont pas négligeables (candidats financièrement limités, exigences parfois irréalistes des États, etc.), elles améliorent souvent le bilan économique et la qualité des services proposés. Pour être efficaces, les concessions africaines doivent reposer sur des investissements conjoints, sur un renforcement du contrôle, sur de réelles compensations pour les obligations de service public – voire sur une réglementation routière renforcée. ► Télécharger l'article de Richard Bullock
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Un bilan contrasté de la participation privée
Concurrencés par la route, les chemins de fer africains doivent se moderniser. Leur diversité impose des réformes au cas par cas ; la participation privée prend elle aussi de multiples formes : sous-traitance, mandat de gestion, affermage, concession. L’organisation intégrée avec accès de tiers opérateurs reste une solution adéquate en Afrique. En outre, les investisseurs privés sont rarement des compagnies ferroviaires, ou des acteurs locaux ; il s’agit souvent de grands clients. Des financements publics demeurent nécessaires pour les infrastructures des chemins de fer à faible densité de trafic. ► Télécharger l'article d'Olivier Ratheaux
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Les enseignements du numéro
Par Benjamin Neumann, Rédacteur en chef
L’Afrique a besoin de chemins de fer performants et compétitifs. Le transport ferroviaire, et en particulier celui des marchandises, peut jouer un rôle clé dans le développement du continent. Moins cher que le transport routier, il présente aussi une plus grande longévité et un meilleur bilan carbone. Délaissés au cours des années 1970 au profit de la route, la plupart des chemins de fers d’Afrique subsaharienne sont alors perçus comme des vestiges du passé, peu à même d’assurer le transport de masse des matières premières agricoles et minérales dans de bonnes conditions et à des prix compétitifs.
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